09 juillet 2020 – Les Services de crises du Canada (SCC) se joignent aux principales organisations canadiennes de soins de santé mentale et de prévention du suicide pour préconiser un changement transformateur dans les soins de santé mentale en situation de crise. Les événements récents ont mis en lumière les résultats tragiques lorsque les intervenants d’urgence, y compris les policiers qui n’ont pas la formation adéquate pour désamorcer une crise de santé mentale, sont appelés à intervenir dans une situation où le risque de suicide est élevé. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur (BIPOC, pour « Black, Indigenous and People of Colour »), qui sont victimes d’un racisme systématique et, par conséquent, subissent un préjudice disproportionné dans ces situations. Les SCC estiment qu’il doit y avoir une approche axée sur les soins de santé qui met l’accent sur la sécurité et la dignité de la personne à risque. En particulier, nous pensons qu’il n’est dans l’intérêt de personne que la police réagisse avec des protocoles qui comportent l’utilisation de la force lorsqu’elle intervient pour des questions liées à la santé.

Les SCC travaillent avec des pairs du secteur pour plaider en faveur de solutions de rechange aux pratiques actuelles. Une partie importante de ce travail consiste à engager les groupes d’intervenants BIPOC afin que la voie à suivre puisse se tracer sur des principes et des pratiques qui soient sûrs, équitables et qui honorent les cultures de toutes les populations du pays.

Il y a beaucoup de travail à faire, mais les SCC s’engagent à faire ce qu’il faut pour élaborer une approche sûre, non violente et axée sur l’usager face aux crises de santé mentale où une vie est en danger.

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